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Histoire


Périgny, un établissement gallo-romain à la géographie mouvante.

Un nom énigmatique

Il existe deux hypothèses quant à l’origine du nom de Périgny. Selon la première, celui-ci découlerait de la déformation du nom de la villa gallo-romaine « villa patrinii ». Selon la seconde, il serait construit sur un reste de latin populaire « petra ignitis » (pierre brûlée) indiquant un incendie particulier. La seule certitude est qu’il existait bien un établissement à l’emplacement du Périgny actuel à l’époque gallo-romaine.

 

Des limites mouvantes

Les limites de Périgny ont été fixées par la création des communes en 1789 avant d’être largement modifiées. En 1858, par exemple, la commune de Cognehors est supprimée et Périgny s’agrandit du quartier de Rompsay tout en perdant la partie dite du Petit Marseille. En 1975, à la faveur de l’opération d’urbanisme, le quartier de Villeneuve les Salines est rattaché à La Rochelle. Puis, en 1982, les parcelles situées entre les CD 111 et CD 203 sont, elles, rattachées à la commune de Saint Rogatien.

 

L’Hôtel de Ville*

La mairie de Périgny occupe le site de Coureilles dont les origines remontent au moins au XVᵉ siècle. Les deux tours qui se trouvent à l’entrée de l’actuel Foyer rural sont les seuls vestiges de l’ancien château médiéval aujourd’hui disparu. Il était le lieu de résidence du seigneur de Périgny. A la tête du fief de Coureilles, il payait une redevance (appelée cens) à Châtelaillon, première cité de l’Aunis des origines.

Au XVIᵉ siècle, la dénomination de Coureilles apparaît dans les textes. Elle découle soit de la famille propriétaire des lieux (Courault), soit des sources dénommées coreilles (ou coureilles) et alimentant le cours d’eau local. Il a pour nom le Coy, puis la Moulinette à partir de sa traversée de la propriété. Alors que la famille Courault y est implantée au moins depuis les années 1540, les guerres de Religion vont embraser la région. Ainsi peut se comprendre la citation placée au-dessus de la porte cochère de la propriété. Datée de 1583 et tirée de l’Enéide de Virgile, elle signifie que le domaine était, pour son proprié-taire, un havre de paix épargné par le tumulte des armes.

De nouvelles heures sombres vont marquer Coureilles. Au moment du Grand siège de La Rochelle (1627-1628), le maréchal de Schomberg, représentant le pouvoir royal, prend possession du domaine qui subira de nombreux dommages. Ainsi s’explique le très mauvais état des bâtiments souligné dans l’inventaire du 20 novembre 1641. Par la suite, Coureilles appartient à différentes familles dont les Legoux qui sont contraints de partir pour Londres où ils trouvent refuge comme de nombreux protestants chassés à la suite de la révocation de l’édit de Nantes.

Au prix de multiples difficultés, les héritiers Legoux vendent leur domaine, le 3 avril 1704, à la famille Régnier qui va le conserver pendant soixante-dix ans. Elle entreprend la reconstruction des bâtiments et y ajoute, en 1745, une chapelle à la suite d’un différend avec le clergé local.

Entre 1774 et 1842 se succèdent plusieurs familles. Pandin de Romefort qui sera maire de Périgny à l’époque napoléonienne et détiendra Coureilles entre 1802 et 1834 entreprend d’importants travaux. Alors que le cadastre de 1811 faisait apparaître une continuité entre le château et les bâtiments de servitude, le logis familial va être séparé des autres parties du domaine et aménagé dans le style néo-classique. De surcroît, Commines de Marsilly fera appel à l’architecte Burgaud pour embellir, entre 1834 et 1842, la demeure et son parc.

Le 14 septembre 1842, la famille Pillot, originaire de Mauzé, acquerra un ensemble de biens d’une contenance de 71 hectares et comprenant, au bord de la Moulinette, les domaines de Coureilles et de La Vaurie (à Périgny) ainsi que celui du Morillon (à Aytré).

Deux membres de la famille Pillot seront maires de la commune de Périgny. Dès 1845, Joseph-Aristide est nommé maire et sera à l’origine de la création de la première société de secours mutuels. La mairie se trouvait alors au centre du village dans l’ancienne propriété des Cadoret de Beaupréau qui avait été saisie en 1792 en raison de l’attitude con-tre-révolutionnaire de plusieurs de ses membres. Dans les années 1888-1891, Maurice Pillot, fils de Joseph-Aristide, sera aussi maire et exercera son pouvoir dans les locaux que Périgny avait fait construire, vingt ans auparavant, sous l’impulsion de l’architecte Hennri Paraud, propriétaire à Rompsay des Quatre-Chevaliers et maire de 1868 à 1881.

Par la suite, Coureilles connaîtra des décennies bien difficiles. En raison de problèmes de succession, le domaine est fermé pendant vingt-cinq ans. Il faudra attendre 1921 pour voir Georges Pillot, fils de Maurice, racheter le domaine. Il fait appel alors à l’architecte Jean Béraud (descendant d’une famille installée à La Rochelle depuis le XVIᵉ siècle) et met le parc de Coureilles à la disposition de la population. Le 10 septembre 1922, la kermesse destinée à financer, en partie, la construction du monument aux Morts y est organisée ; et, six ans plus tard, le parc sert de décor à la reconstitution historique intitulée Charles VII et sa cour. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Coureilles est occupé par les troupes hitlériennes comme de nombreuses habitations de Périgny.

La famille Pillot restera propriétaire de Coureilles jusqu’au début des années 1970. A l’issue des négociations engagées sous le mandat de Norbert Orgeron qui, dès 1964, avait engagé la commune dans la double voie du développement économique et de la coopération intercommunale, la propriété Pillot est achetée, le 15 octobre 1971, par le maire Emmanuel Suire. Son successeur, Charles Larmet, fait réaliser les premiers travaux et procède, le 21 juin 1974, au transfert des services municipaux.

L’œuvre entreprise est poursuivie par Michel Rogeon qui, maire de 1977 à 2008, fait de Coureilles le lieu de la vie, à la fois, municipale et associative. C’est ainsi que l’espace, compris entre les tours, devient le Foyer rural accueillant, pendant de nombreuses années, les séances du conseil municipal ainsi que de multiples événements publics et privés. En dépit des dommages occasionnés par la tempête de 1999, le parc, riche de nombreuses essences, demeure un lieu propice à la promenade ainsi qu’à la pratique de plusieurs sports.

Le chapitre le plus récent de l’histoire de Coureilles s’écrit en ce jour : il s’agit de l’inauguration des travaux de rénovation que l’équipe municipale conduite par Guy Denier a entre-pris depuis le début des années 2010.

*recherches effectuées et texte rédigé par Christian Prévost à l’occasion de l’inauguration des travaux de rénovation de l’Hôtel de ville en juin 2014.

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